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La vie étant ce qu’elle est, c’est à dire injuste, 99,99 % d’entre nous n’aura jamais l’occasion de piloter une Formule 1. Oui, c’est comme ça, faites-vous déjà à l’idée. Heureusement, vous pourrez toujours vous rabattre sur le F1 2018 de Codemasters pour avoir un effluve des sensations de la noble discipline.

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UN POINT POUR BONNE CONDUITE

La série F1 ne datant pas d’hier, et son titre étant plutôt clair sur son principe, rentrons directement dans le vif du sujet. C’est couché dans un siège baquet que j’ai pu sentir le bitume du nouvel épisode développé par Codemasters, les spécialistes de ce qui a un moteur et quatre roues dans le jeu vidéo. Certes, je n’ai pas mon permis, mais F1 2018 n’étant pas une pure simulation, j’ai pu m’en sortir avec les honneurs même s’il aura sûrement fallu retirer quelques brins d’herbe de mes pneus. Le gameplay de cet opus s’avère assez proche de la mouture précédente avec quelques affinages pour seules modifications. Système de suspensions amélioré, nouvelle gestion de la chauffe des pneus sur le long terme, quelques tweaks visuels et le tour est joué.La session était bien trop courte pour noter tous les changements, néanmoins la conduite reste agréable et grisante, avec de bons retours sur le volant. Impossible de vous dire ce que cela donne à la manette, cependant dans l’ensemble, on est dans de la fausse simulation, bien plus proche de Gran Turismo et Forza Motorsport 7que de Assetto Corsa par exemple. Non, « fausse simulation Â» n’est pas une insulte, mais juste un moyen de dire qu’on a des sensations qui s’approchent du réel sans pour autant demander 30 ans de maîtrise de la piste pour éviter de finir dans le décor. Pour ceux qui apprécient beaucoup les jeux de course, il faudra enlever toutes les options pour vraiment sentir le contrôle du bolide.

UNE CARRIÈRE TOUTE TRACÉE

F1 2018 promet aussi quelques changements dans son contenu, et c’est le mode Carrière qui se veut le mieux loti à ce sujet. Dans l’idée de ne pas proposer un banal enchaînement de courses, Codemaster apporte un vrai suivi de carrière avec des choix qui auront un impact sur le reste de votre partie. Cet opus propose notamment des interviews avec la presse auxquelles vous pouvez répondre de différentes façons. Vous pouvez être humble et garder un profil bas, parler de vos adversaires avec respect, ou encore vous la raconter comme personne tel un Zlatan Ibrahimovic motorisé. Tout cela aura un effet sur votre réputation, qui elle-même influera sur les contrats qu’on vous proposera ou non dans les écuries. Soyez sûr que si vous arrivez en chantant que vous allez tout exploser, mais que vous vous faites laminer à chaque kilomètre, vous aurez du mal à trouver une marque qui appréciera de s’affilier à votre statut de loser.Toujours lié à ce système de réputation, vous pouvez gonfler votre rivalité avec certains pilotes, vous auto-imposant de les battre sur les différents circuits. Si vous perdez, votre image en prendra un coup, cependant si vous gagnez, votre popularité explosera et à vous les gros contrats. Toujours basé sur dix ans avant la retraite salvatrice, le mode Carrière pourrait bien être fort inspirant si le système tient la route.

Enfin, finissons sur la dimension online, qui permet de faire de vrais championnats avec d’autres joueurs et de sauvegarder entre chaque course. Oui, cela demande de l’organisation, mais avec un groupe de fidèles, vous pouvez vraiment vous faire une compétition prenante sur le long terme. Pourquoi pas en suivant la vraie saison, histoire de refaire le monde de la F1 à votre manière ?